Jeudi, 31. Mai 2007 - 14:21 Heure
hip hip hip

de jean-claude Valentini



Beaucoup de buissons épineux
Arborent de vaines coquilles
Comme des boutons tout crayeux
Eclos sur les robes des filles
Au soir d’un long jour ennuyeux.

La chatte douce s’est éteinte
Près du lavoir aux eaux taries
Sans même une tristesse feinte.
Seul le saule aux gras souvlakis
Verse des larmes coloquintes.

Ni dinde aux marrons à Noël
Ou grand Pan ! Adieux au vieux décor.
Paris garde quelques fidèles
Au son du canon et encore
Y a du bâton dans la gamelle.

Le bel aujourd’hui est troupeau !
Rouge pompier clairon caserne
Rutilent, on pipe les mots
Trompette marine, materne !
Et décalotte le calot.

Moi qu’on prétend collé cloué
A la lune, comme le cosaque
A la selle, la langue au pied
Et le cerveau à l’estomac,
Je ne suis pas moderne, vrai !

Sur ma tête aucun Pentagone
Ni au cou la croix le croissant
Comme l’argent ses épigones.
Je deviens identiquement
Un autre, voici la donne :

Hourra !

Plus criminel qu’Abou Abbas
Chienlit en lettres capitales
Je pisse et chie dans vos godasses
Et je carbure au gardénal
Tout ça sans distinction de race.

Et même encor hareng pourri
Des eaux marines d’Argentine
Vais illico au paradis
Décervelé par les narines
Je bats tous les records d’artillerie.

Patriote ! Groin de tirelire !
Cheval à bascule d’état
De plomb ! Ta croupe de martyr
Ranci, d’Amour parfume-la
Tous tes élixirs nous font rire.