Serment au pont rompu
de jean-claude Valentini
Tout comme tous, toi dont les lèvres soudain se disjoignent, pour un mot, une phrase, et moi, semblables rives, agate, ocre, turquoise, méandres où les jours abolis se dépouillent de leur mélancolie. L’aurore encore surgit, rougit au travers d’arbres vaguement en haie et nous laissons derrière nous la pierre piles d’anciens ponts las d’emballer l’ombre glacée. Que nous importe alors les lourdes espérances sombrant à l’horizon !
Ou plutôt, les calculs pittoresques qui les bornent.
L’Insomniaque, à tête fleurie, infusé d’astres, pointilleux, veut lui tout embrasser d’un coup : êtres et choses, hier et demain, l’ami du peuple dans son bain et tous les fleuves, sous l’immobile meule à convertir : aime à en mourir ! Comme si la mort était un sixième sens. D’abord emporté par l’ivresse, ivresse tempérée d’alphabets, une cloche plaintive l’attriste et, discrètement, le ramène.
Sur ses pas, revenant, vivant pilier de procession.
Païen ! Tu as mis l’amour sur la paille et tu veux mettre maintenant le temps dans tes bottes ?
Myrrhe or encens, sur la Loue, la Mort ultimatum unitaire maraude cinéaste hypocrite :
elle n’est rien pour nous qu'un habit sacerdotal ou non, de mauvais goût. Samedi, 10. Fevrier 2007 - 16:40 Heure
|
 |
 |