La crevure capitaliste
Le chant des crevures, de jean-claude Valentini (Pas de poésie sans principe. Politisée, elle est généralement hypocrite, et, apolitique, mièvre)
Que n'a-t-on dit de l'océan, de sa puissance et de sa grandeur, avant de se morfondre à propos de sa déchéance et de ses malheurs? De Hugo à Hulot. Deux époques, un même esprit radical qui fait joujou avec les mots. D'ailleurs, la pédagogie aujourd'hui est qu'on apprend en s'amusant. Ce sérieux-là, je m'en passe, qui gueule banco! à chaque banqueroute. Mais l'homme à tête terrestre s'époumonne: si on ne fait rien, une catastrophe nous attend, la terre est en danger! Sous Auschwitz, la plage, par conséquent. Mais je suis bête, j'oubliais! La dénonciation du négationisme tient quitte du genre humain. Sur les décombres de l'histoire, la nature rapplique dare-dare en majesté. Rousseau entre les mains des camelots. Leur truc: la Révolution contre. A la cosaque. L'esprit sabré. Quelqu'un, comme d'habitude, doit mourir: l'Ennemi! Le passe-temps favori de la crevure capitaliste est de trouver les solutions adéquates aux problèmes qu'elle a créés et qu'elle attribue évidemment à tous. Sauf que dans les faits, ce tous-là n'a rien d'universel. Ou plutôt que l'être humain est prestement délesté de son universel, au nom d'intérêts supérieurs. Le noble esprit doit être sauvé et préservé, et, à cette fin, le matériel humain, mis à sa totale disposition. Pendant que les violons de l'antiracisme jouent à plein, l'esprit responsable planche sur ses plans ORSEC de survie. Il dresse et tient la liste des gens utiles et, donc, aimables, toutes les crevures qui darwinisent la société à tour de bras. Cette fois, c'est Hegel, dans la bouche des bonimenteurs. Leur affaire: s'autoengendrer. Et puis, le génie génétique n'est pas fait pour les chiens. La crevure capitaliste, en veste littéraire et artiste a, au moins, raison sur un point: le nazisme, la démocratie capitaliste en a tiré une légitimité. Grâce à quoi, elle le réalise rationnellement. La vie in vitro est maintenant à l'ordre du jour. De même que le Romain, face au Christ, sa figure propre, se prosternait devant le signe de son propre crime, la crevure capitaliste rejoue, idem! la même scène d'adieu à l'ancien monde, 100% sien, en espérant que demain, pour elle, même pourcentage, même part de la Vie, etc. Son mot d'ordre: ma gueule, d'abord! Hulot et Julot. Une même époque, un couple inséparablement acoquiné. Et avec un incroyable aplomb, la crevure capitaliste se paie le luxe de nous entretenir de sa volonté de rupture. Ah! Ça, elle ne manque pas de culot! Et vas-y que j'te la joue populo. Libido ad libitum (fantasmes et fantaisies). En conséquence de quoi, j'affirme qu'elle est de trop. N'ayant que la volonté de sa propre existence illimitée, elle anéantit tout ce qu'elle touche. Faison-lui nos adieux. A la génération.France, la neuve, la vierge, qui pisse sur ses godasses, nein! Danke!
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